Gérald Darmanin, virulent dans son opposition au cannabis

05/06/2021

Certains sont pours, certains contres, mais quels sont les propos exposés par le ministre de l'intérieur ?

Ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin exprime explicitement son opposition totale à la légalisation du cannabis. Lors d’un entretien donné fin février, celui-ci appelle à « ne pas faire de compromis dans le combat contre le drogues », s’opposant donc au nouveau projet de loi proposé.

Selon lui, la drogue représenterait un réel fléau auquel il faudrait faire face sans y céder. Pour le ministre, la légalisation serait synonyme de lâcheté « parce qu’on sait que c’est du poison, que c’est au cœur de toutes les formes de délinquances et de trafics. ». De plus, d’après ses dires, « Derrière le trafic de drogue il y a des cambriolages, des agressions pour se payer sa dose mais aussi du décrochage scolaire. Enfin, il faut avoir en tête que cet argent sale finance en partie le terrorisme ». Il établit donc une relation de causalité entre la consommation et la légalisation éventuelle du cannabis et les crimes organisés.

La législation pourrait aussi aller à l’encontre de l’autorité parentale explique Monsieur Darmanin dans la mesure où : « dès que des responsables politiques évoquent les principes de la légalisation, cela donne des coups aux pères et aux mères de famille qui essayent d’expliquer à leurs enfants, avec lesquels parfois même ils se fâchent, de ne pas tomber dans la drogue ».

Le politique déclare donc ouvertement la guerre aux consommateurs et vendeurs en affirmant lors d’une interview ce 25 Avril être totalement contre la potentielle nouvelle loi pour le cannabis, qualifiant même la plante de « drogue dure » dû au taux de THC en constante croissance, source de forte dépendance.

De plus, Gérald Darmanin souhaite « s’attaquer encore plus à la livraison à domicile et lutter contre le soft-power des pro-législation mené sur certaines plateformes Internet qui réunissent plusieurs millions de personnes ». Il fait donc référence notamment aux « bourgeois du 16ème arrondissement parisien qui font vivre le point de deal de Sarcelles » mais aussi à des médias et personnalités qui banalisent l’apparence d’un joint sur leurs réseaux. L’exemple des célèbres interviews sandwichs est donc revenu, interviews pendant lesquelles des personnages publics racontent leur expérience avec le cannabis et font part de leur vécu, bon ou mauvais. Dans ces interviews, le mot shit est remplacé par « boulette de viande », le terme de beuh par « salade » et le joint par « sandwich ». Ce type de concept publié sur les réseaux sociaux servirait donc à « banaliser et prôner la consommation de cannabis ».

Cependant, aucun projet n’a concrètement été encore mis en place par le ministre mais le projet de campagne de sensibilisation aux dangers de la consommation de cannabis reste prévu pour la fin de l’été.