Le Zimbabwe, son avancée en termes de législation

31/05/2021

Un des premiers pays africains, exploitant le réel potentiel de la plante, mais où en sont-ils ?


C’est une première pour le continent africain, le Zimbabwe décide de légaliser l’usage du cannabis à des fins uniquement thérapeutiques en avril 2018. Par la suite, un décret du ministre de la Santé paru au Journal officiel déclare la légalisation de la production de marijuana dans un but médical ou scientifique sur son territoire.

Le vice-ministre Zimbabwéen de l’agriculture, Vangelis Haritatos annonce ainsi l’attribution de 37 licences permettant l’exploitation de cannabis dans le pays. Ces licences accordées par le gouvernement sont réservées aux investisseurs étrangers. Son obtention est possible contre un montant de 50 000 dollars. Dans cette mesure, le cannabis produit doit être uniquement destiné à la production de médicaments, bénéfiques contre des pathologies telles que : des nausées et vomissements engendrées par un cancer ou encore des douleurs neurologiques.

Les licences sont valables pour une durée de 12 mois, renouvelables à leur date d’expiration. Au cours des mois précédant cette décision, plus de 200 sociétés étrangères comme locales ont mis en avant leur volonté de produire du cannabis. Le Cabinet en a ainsi approuvé 37 qui se sont vu délivrer la fameuse licence. Cela représente une opportunité de progrès et d’investissement pour ce pays africain.

Le gouvernement, tenant réellement à la création d’une filière de cannabis thérapeutique sur son sol, décide de tempérer les règles mises en place. En effet, les cannabiculteurs propriétaires de licence peuvent posséder l’entièreté de leur exploitation. De plus, un agriculteur aura le bénéfice de choisir la partie du territoire qu’il veut exploiter, entre les rives du fleuve Zambèze jusqu’au Limpopo.
Ces différents termes mis en place permettent l’ouverture d’une « politique gouvernementale favorable aux investisseurs afin d’attirer le capital et d’être compétitif » selon le chef de l’agence de développement du Zimbabwe.

Le pays s’est fixé l’objectif d’un chiffre d’affaires s’élevant à 1,25 milliards de dollars grâce à la vente de cannabis. D’autre part, la plante représente une réelle porte de sortie pour la population face à une inflation de 300% en 2019 qui a causé la chute du dollar zimbabwéen ne valant maintenant presque plus rien. Les agriculteurs ont ainsi le droit de conserver leurs bénéfices sous forme de dollars américain pendant 2 à 4 ans.

Cependant, le gouvernement reste intransigeant concernant le trafic illicite de la substance. Là-bas, 1 joint = 12 ans. Toute consommation, vente ou transport de cannabis est condamnable de 12 ans d’emprisonnement. Tout cannabis produit dans un contexte autre que celui des licences est considéré comme illégal et réprimandable.