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France : « Histoire de joints », une campagne de Santé Publique France

Dernière mise à jour : 13 déc. 2021


Une campagne d'information


« Histoire de joints », une nouvelle campagne instructive sur les dommages qu’engendre la consommation de cannabis. En France, le cannabis est la drogue « phare », car la plus consommée par la population.


Les résultats du Baromètre de Santé publique le démontrent, 46% des adultes français en ont déjà fait l’usage. La campagne a vu le jour ce 24 novembre dernier et prendra fin le 17 décembre et vise notamment à « déconstruire les idées reçues et à accompagner les professionnels de santé dans leur pratique ».


La voix des consommateurs


Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la campagne n’a pas pour but de diaboliser la plante, bien au contraire. Les consommateurs ont même le droit à la parole à travers de courts témoignages audios, expliquant leur parcours avec le cannabis.


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Différentes thématiques ont été principalement abordées : les troubles de sommeil, les troubles pulmonaires, les troubles mentaux, le bad-trip, les troubles cognitifs et les autres troubles et facteurs de risques. Laurent Karila, psychiatre et addictologue et Jean-Michel Delile, psychiatre prennent également part au débat en déconstruisant les plus grosses idées reçues sur le sujet.


- « Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau ? »

- « Le cannabis peut-il rendre schizophrène ou bipolaire ? »

- « Fumer un joint, c’est moins dangereux que fumer une cigarette ? »


Une éducation renforcée sur le cannabis


Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité Addictions à Santé publique France explique donc que « Renforcer les connaissances autour des dommages liés à la consommation de cannabis est fondamental : les risques du cannabis sur la santé sont réels et démontrés, et ce d’autant plus quand sa consommation devient intensive ».


« A travers cette campagne, nous voulons informer les consommateurs sans les culpabiliser, ni les juger, pour leur permettre de faire des choix éclairés pour leur santé et faciliter le dialogue entre professionnels de santé et consommateurs. C’est indispensable dans l’objectif de diminuer la part de consommateurs qui basculent vers un usage problématique. »