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Israël, intransigeant avec ses soldats concernant le cannabis ?

Dernière mise à jour : 28 juil. 2021



Des punitions et restrictions sont mises en place sur la consommation de cannabis ou tout autre drogue au sein des Forces de défense israéliennes (FDI).


Une campagne de publicité a donc été créée à cet effet via le Jerusalem Post, afin d’informer et de dissuader les soldats quant à la consommation d’éventuelles substances, et aux possibles punitions qui l’accompagne. Cette décision fait suite à une étude établie par le Comité d’état-major général, qui a ensuite décidé d’installer une réglementation plus stricte pour les soldats.


Le porte-parole du FDI s’exprime lors d’un communiqué en expliquant que « Dans la lutte contre la consommation de drogues au sein des FDI, une réforme a été décidée afin de renforcer les mesures de lutte contre ce phénomène et permettra de sanctionner les troupes. »


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Les soldats sujets d’infractions aux nouvelles règles mises en place seront dorénavant durement sanctionnés. Ils ne pourront plus bénéficier des avantages habituellement accordés au corps de l’armée, ils perdront également leurs subventions de démobilisation de fin de service.


Cette décision peut paraitre surprenante dans la mesure où Israël, il y a plusieurs années de cela, a en partie dépénalisé le cannabis. Cependant, les soldats restent apparemment exclus de cette législation. Ceux pris en plein acte de possession ou consommation de cannabis ou autre drogue même en période de permission, sont passibles d’être arrêtés et trainés devant le tribunal pénal. A la suite du procès, les soldats sont éligibles à une rétrogradation et à une interdiction de permis de conduire.


Ces règles ne sont pourtant pas totalement efficaces dans la mesure où selon une étude effectuée en 2018 par l’Autorité israélienne anti-drogue, plus de la majorité des soldats avaient avoué avoir consommé des substances alors interdites durant leur année de service.


Nous pouvons donc nous questionner sur l’utilité de telles restrictions, et sur la nécessité éventuelle d’un assouplissement des règles.