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L’âge : des troubles de la consommation du cannabis pour les plus jeunes ?

Dernière mise à jour : 14 août 2021



Une question se pose souvent chez les consommateurs, y aura-t-il plus d’impact sur ma personne selon l’âge auquel j’ai commencé à fumer ? Des chercheurs américains du National Institute on Drug Abuse ont su répondre à cette question lors d’une enquête menée sur plusieurs années.


Pour le bon déroulement de l’étude, les chercheurs ont récolté et analysé les données de plusieurs participants entre 2015 et 2018. Leur objectif était de savoir si l’âge était un déterminant au développement de troubles addictifs de la consommation. Le premier joint est-il réellement impactant sur les tendances de consommation qui s’en suivent ? L’étude se focalise donc sur deux tranches d’âge : les 12-17 ans et les 18-25 ans.


Les premiers résultats ont été remarquables, ils ont pu constater que la première tranche d’âge était la plus concernée par ce trouble comparément aux jeunes adultes. C’est en effet après la consommation du premier joint que la tendance se définie. Seulement un an après cette expérience, presque 11% des 12-17 ans déclarent être addicts à la substance contre 6,5% pour les 18-25 ans.


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Paradoxalement, le constat est différent pour l’alcool et le tabac, pourtant eux aussi addictifs. Les troubles n’appartiennent majoritairement pas à la même tranche d’âge, mais pourquoi une telle contradiction ?


Ce qui différencie ces différentes « drogues » à l’heure actuelle sont les réglementations mises en place à leurs égards. Le tabac et l’alcool se trouvent être légaux en France, accompagnés évidemment de campagnes informatives et préventives sur les effets qui en découlent. Le cannabis quant à lui reste illégal, mais de moins en moins diabolisé aux yeux des jeunes, rendant selon eux sa consommation moins risquée.


Se pose donc la question d’une avancée de la législation nécessaire, avec une campagne de prévention intensive afin de dissuader les plus jeunes de faire de leur consommation, une habitude. Au Canada par exemple, la consommation chez les 15-17 ans a diminué de 47% depuis la légalisation de la plante dans le pays.


Serait-ce donc une alternative efficace pour protéger la jeunesse française de l’addiction à la fumette ?