• WEED-INFO

Sainte-Lucie: la légalisation du cannabis arrive ?

Dernière mise à jour : 14 août 2021



Sainte-Lucie se trouve être l’une des îles des Caraïbes les plus restrictives concernant la législation sur le cannabis. Récemment, une campagne législative avait été menée se déclarant explicitement favorable à l’assouplissement des lois sur la substance. La population reste donc dans l’attente de la mise en place de nouvelles réformes à ce sujet.


Cependant, un certain conflit intervient quant à la mise en place de nouveaux projets de lois. Après la remise d’un rapport par la Commission du cannabis, aucune action n’a encore été mise en place. Pour cause, un accord est difficile à trouver entre les partisans voulant légaliser l’usage adulte de la plante, ceux qui seraient pour la décriminalisation de la consommation et possession de cannabis et ceux qui n’acceptent aucune nouvelle réforme.


Allan Chastanet, premier ministre sortant, s’exprime sur l’avancée des choses : « Je pense qu’il y a un assez bon consensus et une acceptation de l’aspect médicinal de la chose ». De plus, il explique que l’usage religieux est « à peu près accepté par tout le monde. Le mouvement rastafari, pour n’en citer qu’un, l’a toujours utilisé dans le cadre de ses cérémonies religieuses et nous devons le respecter à cet égard. », discours qui peut paraitre presque injuste pour les partisans.


A lire aussi : La Fédération internationale d’athlétisme, une opinion changeante sur le cannabis ? (weed-info.fr)


Le Premier ministre Philip Pierre redonne espoir en l’avancée des choses, car il se dit engagé à mettre les choses en œuvre afin de créer « une industrie du cannabis médical et récréatif ». Déclaration qui permet de contrer les dires de Andre de Claires, anciennement membre de la Commission du cannabis de Jamaïque qui estimait le progrès dans le domaine « d’une lenteur embarrassante ». Selon lui, « Cinq années se sont écoulées, pourtant, bien que nous ayons plusieurs feuilles de route sur lesquelles travailler, y compris un rapport de la CARICOM, nos politiciens ont échoué lamentablement. Ils n’ont pas été en mesure de présenter un seul projet de loi au Parlement. »


Un sondage établi par le Caribbean Development Research Service dévoile que plus de 50% de la population de l’île se dit favorable à la légalisation de la plante, contre 38% voulant conserver le système actuel.


Il s’agirait pourtant d’un tremplin pour Sainte-Lucie qui a lourdement subit la crise sanitaire et qui a donc souffert d’une grande baisse du tourisme, activité économique principale de l’île.